Principal auteur de la Déclaration d’indépendance des États-Unis et troisième président américain, Thomas Jefferson est une figure majeure dans l’histoire du libéralisme, par sa défense des droits individuels et de la limitation du pouvoir étatique. Véritable francophile, il a séjourné à Paris comme ambassadeur, où il s’est lié d’amitié avec les Idéologues tels que Destutt de Tracy et Volney, avec qui il partageait eux une foi profonde dans la raison.
***
Projet en cours (2026) :
Sélection d’écrits de Thomas Jefferson, en 4 volumes.
Volume 1 (1760-1789)
Volume 2 (1789-1802)
Volume 3 (1802-1809)
Volume 4 (1809-1824)
Articles sur Thomas Jefferson, son œuvre et son action
« 1776, un point de bascule dans l’histoire du libéralisme », par Gérard Minart. — L’année 1776 est le moment fondateur du libéralisme moderne, marquée par la convergence historique de la Révolution américaine et de publications majeures d’auteurs tels qu’Adam Smith. En France, cette période est également illustrée par les réformes audacieuses de Turgot et les théories économiques de Condillac, qui ont préfiguré les principes de liberté individuelle et de marché d’un monde nouveau.
« Jefferson à propos de la Liberté », par Gary M. Galles (traduit par Stéphane Geyres). — Cet article explore la vision de la liberté de Thomas Jefferson, soulignant que le rôle légitime d’un gouvernement est de protéger les droits naturels préexistants des citoyens sans empiéter sur leur autonomie personnelle ou leur propriété. L’auteur rappelle que pour Jefferson, une société juste repose sur un État limité qui laisse les individus libres de poursuivre leurs propres activités et de conserver les fruits de leur travail.
« Jefferson et Destutt de Tracy », par Damien Theillier. — Thomas Jefferson, rédacteur de la Déclaration d’indépendance, a fondé la nation américaine sur la reconnaissance de droits naturels inaliénables et sur une méfiance profonde envers un État centralisé et souverain. Influencé par les penseurs libéraux comme Destutt de Tracy, il prônait un gouvernement limité au service des libertés individuelles, favorisant une économie de laissez-faire où l’agriculture fleurirait.
« Jefferson vs Hamilton », par Damien Theillier. — Le conflit historique entre Alexander Hamilton et Thomas Jefferson oppose une vision fédéraliste d’un État central fort au service de l’industrie à une conception anti-fédéraliste défendant l’autonomie des États et les libertés individuelles. Cette querelle originelle structure encore aujourd’hui la vie politique américaine, divisant les partisans d’un gouvernement étendu (big government) et ceux prônant une décentralisation radicale.